Gräfenstein:
Probablement
Gräfenstein fut construit vers 1200 au vieux point de frontière
des diocèses Speyer, Worms et Metz. Le haut du château
fort, construit sur un plateau rocheux haut de 12 m, est la partie
la plus ancienne des ouvrages ovales et devrait être identique
au château fort qui était explicitement mentionné
dans un acte de partage de Leiningen comme "castrum Grebinstein".
Après le partage, le château fort et la seigneurie devinrent
propriété de la lignée la plus ancienne des comtes
de Leiningen, qui firent construire après 1250 le château
fort inférieur sud.
Les comtes
de Leiningen confièrent l'administration du château fort
et le territoire à un fonctionnaire, qui fut désigné
comme "Viztum" (de Vicedominus, c'est à dire "lieutenant
général à la place du seigneur"). Celui-ci
avait sa résidence officielle au château fort.
Les Leiningen ne se réjouirent pas longtemps des revenus du
château fort et de l'administration Grafenstein, parce que des
problèmes financiers permanents les obligèrent à
beaucoup mettre en gage certaines parties du château fort ou
des droits de seigneurie.
En 1317
les comtes de Leiningen-Dragsburg, une autre lignée de la famille,
se chargèrent du château fort, mais ce ne fut nullement
la fin des mises en gage et des partages. En 1367 Friedrich V. de
Leiningen-Dagsburg fut même obligé de vendre 7/8ième
du château fort et de la seigneurie au prince électeur
Ruprecht I du Palatinat.
Pendant les années suivantes le Palatinat électoral
chercha par tous les moyens à acquérir le huitième
restant dans des mains étrangères et de s'assurer pour
toujours l'important droit d'ouverture sur les installations.
Mais
comme les comtes de Leiningen, le Palatinat électoral considéra
le château fort en temps normal surtout comme bien immobilier
utilisable. Ce n'est donc pas étonnant que par la suite, des
parts parvinrent aux comtes de Sponheim (1371), au Hanemann de Sickingen
(1393), au margrave de Baden (1420) et finalement en 1421 - par mariage
- aux comtes de Leiningen Hardenburg.
Bien
que cette branche de famille Leiningen, qui avait jusqu'à l'an
1535 la seigneurie, fit élargir et fortifier les installations
de l'enceinte et de la porte, le "Kolbenhaufe" (armée
de paysans) alsacien réussit à le conquérir presque
sans résistance pendant la guerre des paysans en 1525. Ensuite
l'armée de paysans réduisit Gräfenstein en cendres.
Dix ans plus tard, le château fort parvint contre paiement de
9000 florins au comte palatin Ruprecht de Zweibrücken-Veldenz,
qui commença une fastueuse reconstruction. Après son
décès en 1533, tout le mobilier et ustensiles de ménage
furent apportés à Lauterecken, le château fort
vidé et l'administration fut gérée par des fonctionaires.
Ce ne fut qu'entre 1560 et 1570 seulement que le changement incessant
de propriétaire s'arrêta quand le margraviat Baden-Baden
ou bien Baden-Durlach prit en charge la seigneurie de Gräfenstein.
Gräfenstein
pourtant ne resta pas longtemps le centre de l'administration, parce
qu' en 1635, pendant la Guerre de Trente Ans, le château fort
devint la proie des flammes. La ruine et l'administration restèrent
jusqu'à la Révolution Française à Baden.
En 1909/1910, le lent mais continuel délabrement du "Merzalber
Schloß" (château de Merzalben) comme il fut appelé
dans le langage populaire, fut stoppé par le début de
travaux de restauration, suivis par d'autres rénovations et
assainissements en 1936/1937.