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Le château
fort Wilenstein se situe deux kilomètres à l'ouest de
Trippstadt. Du parking sur la L 500 on arrive après une courte
marche à pied à la ruine.
Wilenstein:
La ruine
Wilenstein au sud-ouest de Kaiserslautern est une de plus anciennes
fortifications du Palatinat. Déjà peu de temps après
la construction du Palatinat de Staufen à Lautern vers 1156,
un doyen du chapitre de Worms Heinrich de Wilenstein (1154-1160) et
Landolf de Wilenstein (depuis 1159) furent mentionnés. Landolf
devait être le premier représentant d'une famille de
ministériels impériaux, qui apparut jusqu'à l'année
1338 dans des fonctions différentes dans le pays impérial
de Kaiserslautern. Un acte de l'année 1184 est particulièrement
important car Landolf y est désigné comme le "Schultheiss"
(= maire) de Lauberwald (= forêt) comme une sorte de haut fonctionnaire
des Eaux et Forêts au sens d'aujourd'hui.
Pendant
les décennies suivantes, on assista à une décadence
certaine, car déjà en 1247 les jusqu'à présent
ministériels impériaux, devinrent des vassaux des comtes
de Leiningen. En 1266-1268, ils se sentirent obligés d'accueillir
dans leur château fort les comtes de Homburg et les Wildgrafen
de Dhaun. Après la disparition des Willensteiner (après
1338), le château fort fut à court terme dans les mains
des Wildgrafen et subit à cette époque un incendie lors
d'une querelle avec le Raugraf Konrad.
Ensuite Wilenstein revint aux comtes de Leiningen.
Apparemment, ils ne donnèrent que "la moitié de
la montagne" Wilenstein comme fief aux Wildgrafen de Dhaun, car
l'autre moitié apparut ensuite comme possession des seigneurs
de Flörsheim.
Cette division de possession se montra désormais clairement
par rapport à l'état de construction de l'installation
entière: après la reconstruction de l'ancien Wilenstein
(devant) il y eut alors des zones séparées. Dans une
trêve politique de 1348, les parties contractantes Johann et
Jakob de Flörsheim d'un coté et Wilrich V. de Dhaun de
l'autre coté s'engagèrent à ne pas ériger
des constructions qui pourraient porter préjudice à
l'autre partie. Il fut surtout interdit de construire un tour qui
dépasserait celle du voisin.
Cette
séparation équilibrée fut pourtant de courte
durée. Des changements de propriétaires fréquents
et aussi le fait que la partie haute du château fort était
en possession de la haute noblesse pendant que le Wilenstein en bas
n'hébergeait que des familles de basse noblesse, causèrent
des désaccords. Les "Gemeiner" (= simple soldat sans
grade) du "château fort arrière" s'assurèrent
apparemment de l'aide des princes électeurs puissants et ouvrirent
en 1398 leur part du château fort au comte palatin Ruprecht
III. Cela ne servit pas à grand chose, car après des
querelles diverses et aussi des empiètrements, le comte palatin
Ludwig II., l'archevêque Werner de Trèves et le comte
Friedrich III. de Veldenz vinrent devant le château fort et
s'en emparèrent sans combat. Gerhard de Flörsheim et Hans
Horneck de Weinheim le Jeune furent obligés de se soumettre.
Cela ne changea rien aux conflits couvant entre les deux parties à
l'intérieur du château fort. Les "Gemeiner"
de la partie basse du château fort, les seigneurs de Flörsheim,
Helmstadt, Blick de Lichtenberg et Kämmerer(= trésorier)
de Dalberg, se plaignirent comme leurs prédécesseurs
du comportement de ceux de Dhaun-Oberstein-Falkenstein et finalement
une nouvelle trêve politique dut être conclue.
Pendant
la Guerre de Trente Ans, le château fort fut tellement détruit
qu'il fut désigné en 1664 comme ruine et inhabité.
L'ancien
Wilenstein revint par des moyens détournés comme fief
au Palatinat électoral, qui vendit en 1716 sa part au baron
Ludwig Anton de Hack Comme celui-ci put en 1719 acquérir aussi
l'ancienne part de Flörsheim, le domaine Wilenstein fut après
longtemps réunifié. Par la suite, les barons gérèrent
l'office Wilenstein de leur nouveau château à Trippstadt.
Pendant
les années 50 du XXième siècle, des gros travaux
d'assainissement et de consolidation furent effectués ainsi
que des mesures de reconstruction dans la partie haute du château
fort.
Aujourd'hui cette partie avec un palas reconstruit héberge
une école de campagne.